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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 07:24

Odds Against Tomorrow – Robert Wise - 1959 – 96'

Dave Burke, ancien policier licencié pour corruption, comme s'il était le seul ! décide de préparer un cambriolage dont le plan semble facilement réalisable. Non seulement il a besoin d'argent mais démontrer l'incompétence de ses ex-collègues n'est pas pour lui déplaire. Pour cela, il a besoin de Earle Slater, un ancien soldat en quête d'une impossible réinsertion après sa sortie de prison qui vit aux crochets de Lorry, sa maîtresse, et Johnny Ingram, un chanteur noir criblé de dettes. Mais Slater est un raciste et Ingram s'interroge sur le risque de basculer dans la criminalité...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le militaire marqué par ce qu'il fit, et vu, qui se sent rejeté par un monde qui veut oublier le passé, l'artiste addict au jeu au point d'avoir perdu son argent, d'abord, puis sa famille et qui voudrait la retrouver et le policier rejeté par les siens.

Slater et Ingram sont à l'opposé l'un de l'autre, quand le premier est sympathique le second en veut au monde entier en général, aux noirs en particuliers, d'être dans cette situation. Dès le début s'impose l'évidence que ces trois hommes luttent contre un destin plus fort qu'eux, insectes pris dans une ville qui les écrase, agitant des illusion dans lesquelles ils font semblant de croire.

La banque de Melton, état de New York, est la cible de la bande, idéale, loin des grands centres. L'opération est minutieusement préparée et l'attaque prévue pour le soir.

Elle se passe bien, au début, mais Slater ne peut contenir sa haine pour Ingram... dès lors les événements vont se précipiter et la fin montrera, mais un peu tard, au premier qu'il n'est pas si différent du second !

C'est après avoir lu le roman de William McGivern que Harry Bellafonte sensible au thème antiraciste de l'ouvrage, l'apporte à Robert Wise. Le scénario sera écrit par Abraham Polonsky alors sur la liste noire (un comble!) de Hollywood.

Robert Wise signe là un des derniers ''films noirs'' de la grande époque, des thèmes plus sociaux se profilent et le cinéma doit évoluer. Quelques années plus tard il réalisera West Side Story, mais c'est une autre histoire dont je vous parlerais quand je l'aurais vu.

Pour la petite histoire une pellicule infrarouge fut utilisée pour certaines séquences. Elle tire le meilleur de la photogénie de New York. Ajoutez une distribution bien choisie, dominée par Harry Bellafonte bien sûr, mais aussi Robert Ryan, trop sous estimé à mon goût, dans le rôle de Slater.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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