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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 09:11

The Legend of Lylah ClareRobert Aldrich – 1968

Lewis Zarkan ne se remet pas du décès de sa femme, Lylah Clare, star hollywoodienne disparue dans des conditions tragiques. Lui qui était un réalisateur de renom s'est peu à peu renfermé à la suite de la disparition de sa vedette préférée. Son ambition désormais est de tourner le biopic de Lylah. Ne lui manque que l'actrice susceptible de l'incarner. La chance va être de son côté quand Bart Langner, maquer... je voulais dire, impresario, lui présentera Elsa Brickmann, troublant sosie de Lylah Clare, bientôt rebaptisée Elsa Campbell.

La jeune femme rêvait de devenir actrice, travaillant avec Zarkan elle découvre les coulisses du cinéma, les perversités des uns et des autres, la jalousie, la mesquinerie, la vulgarité ou l'égocentrisme. À travers son regard sur ce (im)monde Aldrich exprime ce qu'il connait du cinéma, aidé par le succès l'année précédente des ''12 salopards'' qui lui ont permis de gagner une autonomie sans laquelle jamais The Legend of Lylah Clare n'aurait vu le jour. 

Elsa va s'imprégner de son personnage, jusqu'à lui ressembler, jusqu'à l'incarner avec une vraisemblance troublante pour ceux voit à travers elle renaître une idole disparue. Elle prend sa voix, ses attitudes, son audace et sa méchanceté.

Officiellement Lylah est décédée des suites d'une chute dans les escaliers après avoir poignardé un homme qui l'avait suivi jusque chez elle, un ''stalker'' comme on ne disait pas à l'époque ! La réalité est bien différente et Zarkan ne paraît pas étranger au décès de son épouse. Il a néanmoins choisi de garder l'idée de la chute comme cause de la mort de la vedette, de trapèze cette fois.

Kim Novak trouve là son dernier grand rôle et elle donne son maximum dans un double rôle qui n'est pas sans évoquer Vertigo, jusqu'à la chute finale ! Elle est toujours sublime, mais puisqu'elle est une de mes actrices préférées je ne suis pas objectif.

Un comble pour parler de cinéma !

Aldrich n'est pas tendre avec l'industrie du cinéma, ce n'est pas pour rien qu'une publicité, faisant partie du film, montre de jolis toutous mangeant leurs croquettes se transformant en bêtes avides. Ainsi, semble dire le réalisateur en est-il des maîtres de Hollywood qui arrivent avec le sourire et, la réussite aidant, finissent par montrer leurs crocs, souvent faux, et leur avidité de gloire ou d'argent.

La mort rode, c'est elle, là comme ailleurs, qui décide de la fin du tournage.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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