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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 08:09

Brian Yuzna – 2003 -

Quoi de plus traumatisant pour un enfant de dix ans que de voir sa sœur se faire assassiner, violemment, par un zombi dans la maison familiale censée être un havre de paix.

La police intervenant finit par arrêter un certain Herbert West à proximité d'un cimetière (quelle surprise!) voisin.

Les années vont passer, le jeune garçon, nomme Howard Phllips comme il se doit, est devenu un médecin et il est engagé à la prison du coin, celle-là même qui retient le dénommé West.

Le hasard est grand !

Yuzna eut beaucoup de mal à trouver le financement de cette seconde suite au film original, la précédente n'ayant rencontré qu'un succès d'estime. Pour parvenir à ses fins il dû s'expatrier en Espagne où la Fantastic Factory cherchant à embellir son catalogue lui donne les moyens de ses ambitions, heureusement celles-ci ne sont pas immenses.

Si Brian ne réalisa pas le premier opus de la trilogie il se rattrape avec celui-ci qui en est le clone, à croire qu'il découvrit le sérum de West pour ressusciter le film de Stuart Gordon. Nous retrouvons le chercheur prêt à tout, le jeune, sous le charme de son aîné, un animal sur lequel sera expérimenté le produit, cette fois un rat a remplacé le chat, dans une prison c'est plus crédible.

Cette fois ce n'est plus une université qui est le cadre du retour des zombis avec leur cortège de délires gore dont Yuzna a le secret et où il est bien meilleur que dans les autres.

Gore et fun ne sont pas antinomiques, les zombies s'en donnent à cœur joie pour notre plus grand plaisir, c'est le but, se laisser prendre par l'action, trembler, rager, espérer puis être soulagé que Herbert West ne soit pas notre voisin.

À moins qu'il n'ait changé de nom, je serais vous j'irais vérifier.

Ultime voler de la trilogie inspirée de HPL, pour l'instant. J'espère que nul ne trouvera la formule pour lui redonner vie. Il convient d'en rester là.

 

 

 

 

 

 

Un mot encore pour souligner la performance de Jeffrey Combs qui a trouvé là le rôle de sa vie et le moyen de passer à la postérité. Faute d'immortalité c'est déjà pas mal. David Gale qui interprétait le docteur Hill, même en deux parties, étant décédé peu après le tournage du deuxième opus il manque dans celui-ci. Preuve que West a su garder son secret pour lui, ce dont nous lui serons gré.

 

Quoi que...

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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commentaires

chenzen, le seul 30/03/2015 20:40

Bonjour lee,
Terrifiant non ! :+)

Lorsque j'étais petit je raffolais de films de zombies, époque où le genre était plutôt très en vogue. A dire vrai, je crois que, bien plus qu'un désire d'hémoglobine et de frousse en concentré, ces zombies-movies nous ramènent à la crainte ancestrale des fantômes du passé. La vulnérabilité de notre soi devient soudain une évidence, et ça fait peur.

D'après mes souvenirs, le mythe du zombie est un relent inhérent au vaudou. Le défunts récents étaient (sont !) exhumés, et le grand gourou vaudou (souvent une femme d'ailleurs) psalmodiait des incantations aux esprits des ténèbres. Là, le défunt devait (était sensé) reprendre vie, et obéir à son possesseur, qui en faisait ce qu'il voulait.

En se référant tout de même à l'histoire du Brésil, des Caraïbes, ainsi que du sud des USA, il est facile de comprendre que c'est un transfert de l'esclavage ; les malheureux asservis devenaient des maîtres pour un temps. Triste page des Hommes.

Cependant, un corps est un corps d'atome, et lorsque la Vie l'a quitté il se délite très rapidement. Son esprit subsiste sans doute, mais pas en zombie, car à la raideur cadavérique suit très vite la décomposition de l'ensemble du corps, et de ses fonctions organiques. Un zombie ne peut pas penser, ni même proférer des "Ouaaaah !".

Et ces films font toujours recette ! :+)

Lee Rony 30/03/2015 21:19

La prolifération des séries mettant en scène des morts-vivants n'est-t-elle pas là pour nourrir notre illusion que nous sommes vivants ? Une drogue permettait de simuler la mort pour utiliser des presque-vivants comme esclave, aujourd'hui elle elle existe encore sous le nom de salaire, primes, émoluments... Rien ne change sous le soleil, et lui non plus, il doit en avoir marre de nous supporter.
Et surtout, question fondamentale, y a-t-il une vie AVANT la mort ?

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