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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 09:03

C'est à la fin du XIXe siècle que le Japon s'est ouvert au monde avec l'arrivée de bateaux américains. L'occasion pour le pays du Soleil Levant de prendre conscience de son retard par rapport à l'Occident.

L'ère Meiji commençait, et la modernisation du Japon, au point qu'il n'est plus question de retard désormais, au contraire. Cette rencontre fut-elle uniquement porteuse de bonnes choses ? Pas sûr, ce fut aussi la naissance de l'impérialisme nippon, après la victoire à Port-Arthur sur les russes, les japonais envahirent une partie de l'Asie du Sud-Est avec l'efficacité, et la cruauté, que l'on connaît.

Sur l'archipel les japonais combinent tradition et modernité, pratiques ancestrales et hyper technologie, ils ont le choix très jeunes entre le camp des gagnants, (kayigumi) et celui des perdants (makegumi). La réussite n'est pas le but de tous, au contraire et l'ambition est un moteur que certains ne comprennent pas. De nombreux groupes sont apparus : les soshoku danshi (herbivores) qui prennent soin d'eux-mêmes, vivent chez leurs parents, se détournent du sexe et du couple, les gyaru, des filles maquillées, décolorées et habillées de façon provocante. Carpe Diem pourrait être la devise de tous, la seule certitude est celle du présent !

Le véritable essor économique intervint après la guerre quand il fallut reconstruire le pays. Un japonais après ses études ne trouve pas un emploi, il entre dans une entreprise avec l'ambition de ne jamais la quitter, d'être fier de son poste et respectueux de la hiérarchie. Cette attitude est moins vraie aujourd'hui où les plus jeunes employés rentrent chez eux plus tôt et essaient de passer plus de temps en famille. Chez eux les emplois sont plus précaires que pour leurs ainés et la fidélité à une entreprise moins ancrée dans leurs esprits que dans ceux des générations précédentes.

S'il est un sport emblématique du pays c'est bien le sumo, affrontement de colosses sur une scène circulaire, ritualisé depuis plus d'un millénaire mais organisé depuis 1680. Les rikishi jettent une poignée de sel purificatrice alors qu'ils montent sur l'argile bénite. Les règles sont pourtant simples, le vainqueur est le premier à faire tomber son adversaire ou à le pousser hors du cercle, prises, gifles et croche-pied sont autorisés mais pas les coups de poing. Qu'il soit triomphateur ou perdant, même s'il s'estime lésé par une décision, le lutteur ne doit rien manifester une fois le combat terminé.

S'il est un domaine où un violent contraste est visible, c'est bien celui de l'activité sexuelle, les relations dans le couple sont, semble-t-il, moins fréquentes qu'en Occident, le sexe est très présent dans la société, des magazines, des sex-shops, des salons de massage et même des flyers dans les rues ou des jeunes femmes font leur publicité et celle de leurs prestations. Sans parler des mangas, jeux vidéos ou dessins animés ! Avoir une copine virtuelle est plus pratique.

Une poupée gonflable est plus supportable qu'une gonflante.

Non ?

Il faut dire qu'avouer ses sentiments est difficile pour un japonais, le silence et l'attente respectueuses sont des qualités, ce qui n'empêche pas de payer une professionnelle. L'amour est une chose, le sexe en est une autre !

Jadis l'entreprise aidait à la formation des couples en disposant souvent d'agences matrimoniales, la femme mariée s'occupait de son époux, de sa maison, de ses enfants, elle devenait une mère, une okusan (madame intérieur). Pourquoi maintenir une activité sexuelle devenu superflue avec la venue d'un descendant ?

Impossible d'évoquer le Japon sans évoquer les geishas, mais pour avoir le temps de m'étendre sur le sujet ce sera l'objet d'un prochain article.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai lu
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