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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 09:09

A Dame to Kill for - Frank Miller/Robert Rodriguez - 2014

La justice n'est qu'une illusion, on le sait, même si elle peut parfois être proche de la réalité. À Sin City il n'en est pas question, pas même un seul instant. La loi qui fait référence dans ses rues est celle du plus fort. Dans ses rues et dans ses tripots. Comme par exemple dans celui où s'aventure Johnny. Il croit en ses chances, ne vient-il pas de gagner beaucoup d'argent aux machines à sous ? C'est l'opportunité qu'il attendait pour affronter le maître de la ville, le sénateur Roark. En route il rencontre une jeune, et jolie, jeune femme qu'il emmène avec lui comme porte bonheur. La partie se passe bien, trop bien, puisqu'il finit par gagner, vider l'argent dans son sac et s'en aller.

Mais pas longtemps, Roark et ses hommes de mains finissent par le rattraper et le faire monter dans la limousine du sénateur qui le regarde avec amusement. Comme s'il avait été question une seconde qu'il laisse un blanc bec le ridiculiser devant ses amis. Encore que complices conviendrait mieux. Johnny va prendre des coups, une balle, et voir les doigts de sa main droite brisés avec une pince. Roark ne laissera personne se moquer de lui, pas même son fils...

Ayant récupéré une partie de ses moyens Johnny se souvient de son amie qui doit l'attendre dans un hôtel.

Quand il arrive dans la chambre il découvre Roark qui l'attend et va apprendre que son porte bonheur n'eut pas de chance quand elle le suivit.

Un comble !

De son côté Marv se demande où il se trouve, pourquoi il prit une balle dans l'épaule, peu de chose pour lui, et ce qu'il fait sur cette route alors que deux voitures à côté de lui sont encastrées.

Quand la mémoire lui reviendra il se souviendra de la bande de jeunes qui s'amusant à mettre le feu à des SDF. Pourquoi ne pas leur donner une bonne, et définitive, leçon ?

Ailleurs Dwight McCarthy reçoit un appel d'Ava, femme qu'il aima beaucoup et qui le fit souffrir encore plus. Il se l'était promis, il ne se laissera plus séduire par les charmes de la jeune femme. Celle-ci étant incarnée par Éva Green il est aisé de comprendre pourquoi il ne tint pas sa résolution. Celle-ci lui raconta que son mari, Mr Lord, la faisait torturer et la regardait souffrir avec plaisir. Le sang de Dwight ne fait qu'un tour...

Exactement ce que souhaitait Ava !

Sur la scène où elle s'exhibe plus qu'elle danse, Nancy Callahan ne cache pas sa détresse après la suicide de John Hartigan, elle ne dissimule pas davantage sa bouteille de vodka ni son envie de se venger, de Roark justement.

Le monde de Sin City est petit.

Tout cela pour présenter personnages et situations qui vont se succéder sur l'écran, sans grande cohérence il est vrai, sans que l'on vraiment envie de s'attacher aux personnages. Reste le style de la réalisation de Miller et Rodriguez qui suit la bande dessinée du premier nommé, et qui ressemble au premier opus des chroniques de Sin City. Mais l'emballage ne suffit pas quand le contenu relève plus de la démonstration que de la réalisation.

Cela dit j'irais volontiers boire un verre au Kadie's Club Pecos si Jessica Alba est sur scène et Éva à mon bras.

Sauf si pour cela il faut que je ressemble à Mickey Rourke !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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