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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 09:00

En 1937 éclata la seconde guerre sino-japonaise qui suit l'invasion e la Mandchourie par l'Armée impériale japonaise qui espère profiter de la guerre civile opposant le Kuomindang et le Parti communiste chinoise, c'est l'occasion pour ces mouvements de s'allier contre l'envahisseur. Elle prendra fin avec la reddition du Japon en 1945.

La ville de Nankin est alors la capitale de la Chine mais le 7 décembre Tchang Kaï-chek, alors chef du mouvement nationaliste chinois, décide de la quitter après la bataille de Shanghai où pourtant l'armée de l'Empereur subit de lourdes pertes mais l'emporte grâce à des bombardements aériens. Le situation semblait figé alors mais les autorités nippones décident de poursuivre l'avancée de leurs troupes et de s'emparer de la ville qui est alors la capitale de la Chine. Tchang sait qu'il ne pourra pas tenir le siège, il suit les conseils de ses stratèges allemands lui suggérant d'attirer les Japonais au centre du pays et quitte Nankin, pour Wuhan, en laissant derrière lui 100 000 hommes, sous l'autorité du général Tang Sheng-shi, chargés de tout détruire afin que l'envahisseur ne puisse profiter de rien pour faciliter sa progression.

Tang proclame que Nankin ne se rendra jamais et que ses soldats combattront jusqu'à la mort.

Des survivants chinois des affrontements de Shanghai arrivent pour trouver du secours, suivi, de près, des troupes japonaises ''mises en condition'' après la violence des combats précédents. Sur le chemin déjà, bien des crimes seront commis par la 16e Division du corps expéditionnaire nippon. Alors qu'ils voient arriver leurs ennemis les résidents de Nankin quittent à leur tour la ville où vivre devient chaque jour plus difficile. Cinq journalistes occidentaux y habitent encore, ils ne partiront que le 16 décembre.

Le 9 les troupes japonaises encerclent Nankin et lâchent des prospectus sur la ville pour exiger qu'elle se rende sans quoi elle sera anéantie par une armée forte d'un million de combattants. Les Chinois ne répondant pas à cette injonction l'assaut est donné de tous les côtés. Le 13 les troupes de l'Empereur entrent dans la ville

Dès lors une vaste opération de ratissage sera conduite pour séparer les soldats et les civils.

Les massacres vont commencer, des corps seront passés à la baïonnette, des femmes de tous âges seront violées, tuées et leurs corps profanés. Peu importe qu'ils soient militaires ou civils, des vieillards seront exécutés, des nourrissons abattus... la liste seraient longue et les témoignages en attestant comme les films et photographies le démontrent.

Un concours de décapitations opposera deux lieutenants, Mukai et Noda, sur plusieurs jours. Le premier à 150 gagne. Il durera plusieurs jours. Ils seront condamnés à mort après la guerre.

Au début du conflit Hiro Hito avait, à la demande de son état-major, suspendu les directives internationales sur les prisonniers de guerre chinois. Nombre de ceux-ci furent éliminés à la mitrailleuse. Méthode plus rapide que la décapitation sans doute !

Grâce à l'intervention de John Rabe, représentant du parti nazi, plus de 200 000 Chinois furent sauvés, non sans qu'il ait essayé d'intervenir pour faire cesser les tueries.

Fin janvier 1938 ''l'ordre est rétabli'' !

Comment expliquer une telle fièvre brutale et sanguinaire ? Dès lors qu'il se sent ''autorisés'' à céder à ses pulsions l'homo sapiens démontre que quand l'humain cède à la nature il est le pire animal ayant jamais existé !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après la guerre les Japonais minimiseront leurs crimes, en soulignant que la population n'excédait pas 250 000 habitants, oubliant les réfugiés et que la zone des combats dépassait largement la ville pour concerner une population d'environ 635 000 individus.

 

La bataille fut courte, elle prit fin le 13 décembre, désormais Journée de commémoration officielle. Les massacres commencèrent le lendemain et durèrent six semaines pour un nombre de victimes estimé entre 200 000 et 300 000. Beaucoup moins selon certain révisionationalistes japonais qui parlent de mise en scène et d'exécutions justifiées par les faits de guerre. Après avoir été, partiellement, reconnu le massacre de Nankin est de plus en plus ''revu'' par le Japon, qui peine à reconnaître les crimes qu'ils commit, là et ailleurs en Asie. Ce qui n'efface pas les atrocités qui purent être commises par les autres pays.

Des officiers seront condamnés après la guerre, les hauts gradés responsables ne le seront pas, et le prince Asaka, envoyé sur place par son père, ne fut pas inquiété en raison de l'immunité accordée par les étasuniens à la famille impériale.

 

En février, l'organe législatif suprême de Chine fixe le 13 décembre comme Journée nationale de commémoration des victimes du massacre de Nankin. Les cérémonies étaient auparavant limitées à la province du Jiangsu, dont Nanjing est la capitale.

Li Gaoshan, survivant du massacre de Nankin (Nanjing) âgé de 90 ans, a appuyé dimanche sur le bouton de lancement du site cngongji.cn.

"Le site Internet a été établi pour populariser les activités de commémoration nationale, aider les gens à comprendre l'histoire et à rendre hommage aux victimes des agresseurs japonais au cours de la Seconde Guerre mondiale", a indiqué Zhu Chengshan, président du Mémorial du massacre de Nankin.

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Publié par Lee Rony - dans Divers
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chenzen, le seul 30/03/2015 21:20

Terrible carnage et viols que les gouvernements japonais successifs refusent de reconnaître. Aaaah, le fameuux esprit du Bushido qui élève l'esprit et l'âme aussi haut que le Mont Fusils ! Sacrés mystiques que ces assassins "porteurs de la civilisation en Asie". Presque normal lorsque l'empereur boucher s'appelait Miro Hito ! L'empire du soleil cruel.

Saviez-vous tout de même que 500 ans plus tôt, en 1400 (et des poussières) le troisième empereur Chinois de la dynastie Ming (Ming Yongle - Zhu Di) a été le premier à initier le carnage systématique de Nanking (capitale du sud). Lorsque lui et ses armées ont pénétré la ville, ils ont violé, assassiné, torturé, décapité et tripaillé tous les habitants de la ville. Idem pour les malheureuses filles et femmes qui furent violées et massacrés.

Sans vouloir ici affranchir les atrocités qu'ont perpétré les soldats et officiers de l'armée impériale Nippone, et jamais je ne le ferai, il est clair qu'ils étaient au courant du massacre de 1400. C'est donc dans un esprit de conquête de la Chine et de l'Histoire de l'Asie qu'ils ont franchi les murs de cette ville désormais martyre.

Car, en usant de la même brutalité que l'empereur Chinois Ming Yongle, les Japonais voulaient montrer à tous les Chinois qu'ils étaient désormais les nouveaux maîtres du trône de la Chine du sud (la Chine bleue), tandis que leur pantin Mandchoue (Pu Yi) "régnait" sur Beijing (la capitale du nord), autrement dit, "la Chine jaune".

C'est donc un crime contre l'humanité murement pensé et réfléchi, et appliqué avec une méthode totalement sadique. A ce propos, seuls 29 officiers et politiciens Japonais ont été traduit devant le Tribunal de Guerre pour l'Asie (Tokyo 1946), pour les 20 millions de victimes asiatiques (et je n'oublie pas le sort cruel des "femmes de réconfort). Ce tribunal de complaisance a été institué par le gros lourd Mac Arthur, qui, soucieux de soigner son image médiatique a abandonné la Justice au profit de sa gloriole. Harry Truman le rappellera à l'ordre, mais bien trop tard.

Les peuples d'Asie (Corée, Indonésie, Chine, Vietnam, Cambodge, Malaisie, Taïwan, Singapour, Nouvelle-Guinée, Birmanie, Laos, Philippines) réclament toujours réparation et réelle condamnation de tous les coupables Japonais. Ceci explique la crise politique sévère de cette région.

Lee Rony 31/03/2015 13:28

Ce qui prouve, une fois de plus, que laisser des survivants est toujours une mauvaise idée !

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