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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 09:00

Stanley Kubrick – 1955

Davey Gordon attend sur le quai d'une gare, pour passer le temps il se souvient et la voix off nous raconte son histoire. Il est boxeur. Alors qu'il sort d'un combat perdu et rentre chez lui il aperçoit par la fenêtre d'un appartement une rixe entre une entraîneuse, Gloria, et son patron, Rappalo, celui-ci essayant de violer son employée. Il intervient aussitôt pour sauver la jeune femme sans savoir que celle-ci vient d'assister à son match par télévision interposée. C'est l'occasion pour eux de faire connaissance, d'être d'abord des amis avant de découvrir qu'ils ont l'un pour l'autre plus de sentiment que prévu. Pour Gloria c'est le moment de remettre en cause sa situation de danseuse/entraîneuse et de décider d'en changer, pour rester avec Davey, alors que son employeur, qui est amoureux d'elle, est d'un avis différent et va tout faire pour se débarrasser de son rival. Manque de chance, les hommes que Rappalo va charger d'exécuter Davey vont se tromper de cible et tuer le manager du boxeur.

Ne reste pour Rappalo qu'une solution : faire enlever Gloria. Davey, soupçonné du meurtre de son coach va avoir la police à ses trousses ce qui ne l'empêchera pas de partir à la recherche de la jeune femme, retenue dans un entrepôt de mannequins, spectateurs immobiles, obligés et silencieux de l'affrontement final. Les deux hommes vont en venir, non pas aux mains, ce serait trop simple, mais à la hache.

Ce qui est plus spectaculaire, vous en conviendrez.

Le train ne va pas tarder à partir, il est temps d'y monter...

Finalement suivre le parcours d'un grand cinéaste à l'envers est intéressant pour en remarquer les tics comme les défauts qu'il aura gommé par la suite. Kubrick en est à son deuxième film, du premier Fear and Desire, il ne reste rien, le réalisateur en ayant détruit les copies, à moins que, quelque part... c'est un nouvel essai, pas encore un coup de maître, cela ne saurait tarder et la critique s'en fera l'écho dès sa réalisation suivante : L'Ultime Razzia. Déjà il veut tout faire, sans maîtriser le dosage de tous les ingrédients. Il retrouve ici le sujet de son premier court-métrage, day of the fight, sport cinégénique s'il en est, filmé sur le ring d'abord, dans un cadre moins formel à la fin du film.

 

Faute du premier pas de Stanley il serait dommage de ne pas suivre le suivant.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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