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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 09:00

(Pour toi j'ai tué)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après son divorce Steve Thompson avait quitté Los Angeles. Deux ans plus tard il revient, incapable d'oublier Anna.

Dommage pour lui, Anna est devenu la compagne de Slim Dundee, mafieux de sinistre réputation ambitionnant de ''progresser'' dans sa profession, dont les hommes vont le voir tourner autour de son ex-épouse. Confronté à Slim, Steve ne trouve rien de mieux que de lui proposer l'attaque d'un transport de fond. Ne serait-ce pas le meilleur moyen de gagner beaucoup d'argent et de fuir avec Anna ?

L'agression se prépare, tout est calculé, sauf les impondérables qui la feront échouer, un homme est tué et Steve sera blessé. Profitant des circonstances il passera pour celui qui a fait échouer l'attaque, les policiers ne le soupçonnant pas d'en être l'instigateur.

Mais Steve ne peut rien contre sa passion pour Anna, sitôt sorti de l'hôpital il va la retrouver...

Robert Siodmak construit Criss Cross à la manière de The Killers, usant, mais n'abusant pas, des flash-back, expliquant le présent en nous dévoilant peu à peu le passé. À nouveau nous retrouvons Burt Lancaster, idéal en homme soumis à la fatalité, suivant sans faiblir le chemin qui le conduit au pire. Crut-il jamais qu'il pouvait récupérer Anna ? Sans doute pas mais sans elle son existence ne serait qu'un vide immense dans lequel il se perdrait. Sans doute n'a-t-il pas d'illusion sur Anna, leur relation, le fait qu'elle ait pris de lui tout ce qu'elle pouvait, ni qu'il se soit laissé faire. Par lâcheté, goût de la destruction, conscience de la distance séparant ce qu'il peut de ce qu'il veut.

Comme dans sa précédente collaboration avec Siodmak, Lancaster attend son destin, avec plus de soulagement, me semble-t-il, que d'angoisse. Les fils qui animaient le pantin qu'il est se sont distendus, ne lui reste qu'à tomber sur la scène, où il semblera n'avoir jamais été plus qu'une ombre.

Dans son film Siodmak se plait à repousser ses personnages, jamais loin, rarement proche, entre l'envie et le possible, alors que le destin, lassé sans doute, n'ait le dernier mot et ne baisse le rideau.

Pour la petite histoire il est possible de reconnaître Tony Curtis dans une scène où il danse avec Yvonne de Carlo...

J'aurais garde d'oublier la participation de Miklos Rosza, l'occasion de souligner à quel point la musique soutient l'image, lui donne force et présence.

Tony et Yvonne

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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