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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 09:00

Jean Cocteau – 1946

La vie de marchand est soumise aux aléas de l'économie, ce n'est pas en ce vingt et unième siècle que nous dirons le contraire. Celui dont il est question ici voit s'approcher l'ombre de la faillite. Pour tenir son entreprise à flots il entreprend un voyage qu'il espère fructueux. Avant son départ il promet à chacune de ses trois filles un cadeau. Pour deux ce seront de multiples colifichets, pour Belle ce sera une rose ! Cette fleur le marchand l'a trouvé sur son chemin, en fait après l'avoir perdu, dans une propriété magnifique. Un château dans lequel il passa la nuit et dina avant de repartir le lendemain. C'est à cet instant qu'il aperçoit la rose et la coupe.

Ce qui va s'avérer une mauvaise idée. À cet instant le maître des lieux apparaît, une créature étrange, silhouette humaine mais visage monstrueux et inquiétant, qui plus est ce personnage semble disposer de pouvoirs magiques extraordinaire.

Mécontent il annonce au marchand qu'il le condamne à mort, sauf si une de ses filles veut bien venir d'elle-même dans son domaine.

Une seule acceptera, Belle, prête à tous les sacrifices. Lui reste à prendre la monture, un cheval blanc venu avec son père, et à ma laisser rejoindre sa demeure, et la créature qui y vit en murmurant à l'oreille du destrier ''Va où je vais, le Magnifique, va, va, va... !''

Sa première réaction sera la peur, suivi du rejet, mais avec le temps passé en compagnie de la Bête elle comprend qu'il ne faut pas se fier aux apparences, que l'âme est plus belle que l'apparence. À la différence d'Avenant, un ami de son frère qui souhaite l'épouser. Autorisée à retourner près de son père, sans avoir promis de revenir, qu'elle sait gravement malade elle étonne par ses vêtements et parures magnifiques qui aiguisent la convoitise de ses sœurs lesquelles persuadent Avenant et Ludovic, le frère de Belle, de prendre la direction du château de la Bête pour la voler.

Ce qui coûtera la vie à Avenant mais aussi à la Bête. Celle-ci sous le regard d'amour sincère de Belle va se transformer en un prince charmant, ayant l'apparence d'Avenant. Il ne leur plus qu'à s'envoler vers un avenir radieux et magique.

Bien que s'étant inspiré du conte de Madame Leprince de Beaumont, Jean Cocteau en modifie la fin. Pour lui le tournage fut difficile, physiquement, comme s'il souffrait autant que la Bête, il le fut également pour Jean Marais en raison des heures quotidiennes de maquillage nécessaire pour transformer son apparence. Deux mondes s'affrontent dans ce film, le premier, réel, est inspiré des peintures flamandes et hollandaises, le second, le monde de la Bête, vient directement des illustrations de Gustave Doré.

La magie ne se décrit pas, elle se voit. Il vous sera plus facile de regarder un écran que de monter sur le dos de Magnifique et de murmurer à son oreille...

je suis sûr que vous n'oseriez pas !

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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