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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 08:00

(1955) Henri-Georges Clouzot

L'institution Delasalle est bien cotée dans les environs, les bonnes familles y envoient leurs enfants pour suivre le meilleur enseignement. Elle est dirigée par son fondateur, Michel Delasalle, et son épouse, Christina. Celle-ci semble totalement sous la coupe de son époux et sa meilleure amie, Nicole Horner lui répète que le mieux serait que l'indésirable disparaisse, pour toujours.

Étrange association que celle de ces deux femmes, mais Christina ne connaît pas la vérité de la relation unissant les deux autres sommets du triangle !

Le problème de robinet fuyant est un classique de l'arithmétique, cette fois le problème va se poser différemment et le bain de Michel semblera un baptême à l'envers, comme en réponse à l'autre, qu'il reçut probablement sans l'avoir désiré. Seconde parenthèse d'une vie où il ne chercha jamais que sa propre satisfaction.

De la baignoire le corps va être transporté, dans une malle, jusqu'à la piscine où il disparaîtra, en attendant que la culpabilité envahisse Christina jusqu'à, elle,remonter à la surface. Elle n'y tient plus et fait vider le bassin.

Qui va se révéler, mais le spectateur s'y attend, vide !

À quoi bon tuer si le fantôme de la faute hante votre esprit ? Mais les apparences sont trompeuses, chez Clouzot les innocents le sont rarement. La partie est complexe et difficile quand on se croit un joueur et que l'on est un pion, ou un fou, en aucun cas le roi.

Rien de plus terrifiant que le quotidien, ce décor que l'on croit sans danger ni surprise, où les habitudes nous guident sans que nous y pensions, mais que nous y fassions attention et le pire peut surgir à tout moment dans une présence imprécise et impossible. Nul ne revient de la mort !

La mise en scène nous approche si près des personnages que nous voyons la sueur couleur, les lèvres trembler et l'effroi apparaître dans le regard. Ombres et lumières se complètent plus qu'elles ne s'affrontent, modifiant les expressions sans que nous sachions laquelle est la plus sincère.

S'il y en a une.

Qui est le coupable, qui est la victime, derrière les masques le mensonge joue sa partie sûr qu'il est de l'emporter.

Dans la réalité ce serait probablement le cas.

Mais le poison, mental, fait son œuvre. La machination broie sa proie et ceux qui la mirent au point sous le regard de Alfred Fichet, commissaire à la retraite mais curieux de l'affaire.

À noter la présence dans de petits rôles de Michel Serrault, Jean Lefebvre ou Jean-Philippe Smet.

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Publié par Lee Rony - dans J'ai vu
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