Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.
Dimanche 10 août 2008 7 10 /08 /Août /2008 07:08
Par Lee Rony - Publié dans : Photographie - Communauté : photos : site web photographe
Écrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 10 août 2008 7 10 /08 /Août /2008 06:03
 

Les yeux clos il laissa le soleil le rassurer ainsi qu’il faisait chaque matin, quand le temps le permettait. Une espèce de rituel mais dans sa situation que faire d’autre ?

Cinq minutes, pas davantage, ensuite il descendit l’échelle et fit le tour de son domaine.

Rien n’avait changé depuis sa précédente inspection, il connaissait chaque centimètre de son univers et remarquait la plus infime modification, le plus petit signe d’une dégradation qu’il savait inéluctable mais contre laquelle il devait lutter. Comme la veille, et probablement le lendemain, il entra dans le bureau de son chef, s’assit dans le fauteuil de cuir en observant les photos sur le bureau, les papiers éparpillés, les graphiques sur le mur rappelant un passé qu’il révisait comme si son petit monde n’était qu’une façon de le retenir, de le piéger pour ne pas...

Pas question de traîner, non qu’il ait quelque chose d’important à faire mais son esprit avait besoin de la cage rassurante de la routine.

Il sorti sans fermer la porte, à quoi bon, il était seul depuis si longtemps… Personne ne viendrait l’importuner, il suivit un long couloir, le bruit de ses bottes pour seul accompagnement. Jadis il y avait la radio mais c’était dans une autre vie. C’était…

Ses pas le firent s’engager entre les baraquement jusqu’à des bâtiments aux immenses cheminées devant lesquels il passa sans leur accorder d’attention pour les avoir connus en fonctionnement. Il les savait propres, nets, récurés jusqu’à en extirper le moindre souvenir, comme si c’était possible !

Il entreprit de gravir une petite colline jusqu’à un cimetière où une douzaine de tombes défiaient l’éternité. Devant la dernière il marqua un temps d’arrêt, celle-là était dépourvue de dalle, un nom pourtant ornait la stèle, le sien, une date, celle de sa naissance, graver celle de son décès serait mettre un point final à une Histoire qu’il n’avait toujours pas compris mais dont il sentait qu’il pouvait, par sa seule présence, la prolonger.

Reculant d’un pas il fit face à la photo de son supérieur, le portrait permettait d’admirer le col de son costume noir orné de têtes de mort en argent.

Ses derniers mots lui revinrent une fois de plus en mémoire.

Je compte sur vous Bernhard, notre grand œuvre est accomplie, c’est à vous que revient l’honneur d’y mettre le point final. Vous avez été choisi parmi des milliers - comment, il l’ignorait encore – pour cela. Des millions d’êtres ont portés en eux ce feu qui nous animait tous faisant ce qu’il fallait pour arriver au terme de notre chemin commencé par notre leader bien aimé - il n’en donna pas le nom, sans doute l’avait-il oublié ! – il y a plusieurs siècles de cela. Malgré les difficultés, les oppositions et les guerres que nous dûmes mener le But sacré est atteint, il est temps de conclure.

Il avait hoché la tête. Que faire, il le savait depuis son enfance, bien avant son engagement, il avait suivi son ambition sans avoir imaginé que faire une fois celle-ci concrétisée.

Il se souvenait de l’arrivée dans ce camp à la taille d’une ville, les baraquements de bois étaient gorgés d’hommes, de femmes et d’enfants que les trains déversaient sur les quais avant qu’ils soient conduits vers leur avant dernière demeure.

Combien de fois s’était-il attendu à des rébellions, quand la fin est proche pourquoi ne pas risquer quelque chose ? Mais il en connut si rarement que c’était à peine s’il s’en souvenait. Les mères mêmes ne hurlaient pas quand on leur arrachait leurs enfants, les pères courbaient la tête, tous n’étaient plus déjà que des ombres que des gueules enflammées allaient absorber.

Prédateurs et gibiers étaient-ils d’accord ?

Et si tous n’avaient jamais été que des proies ?


Se retournant il contempla son monde, les cheminées ne déversaient plus dans un ciel indifférent leurs fumées noires, depuis longtemps les portes de fer restaient à demi-ouvertes sur des fours à jamais apaisés.

Il se souvenait des gémissements provenant des salles carrelées de blanc, jeune recrue sa curiosité avait été la plus forte, sous le sourire compréhensif de ses aînés il avait vu les corps tomber, se crisper, avant de se détendre, enfin. Souvent les mains se rapprochaient se resserraient, les bouches marmonnaient de vaines suppliques, ou étaient-ce des malédictions, avant de se tordre, s’ouvrant par instinct en quête d'un air dénué de poison.

En vain !

Et puis aucun train n’était plus arrivé, les baraquements s’étaient vidés, les crématoires s’étaient tus. Comme prévu les derniers vivants s’étaient entretués, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que lui face au commandant dont le regard ne marquait aucune peur, seulement la satisfaction, l’émotion même, d’avoir atteint le but de… C’était si vieux ! Il n’y avait pas même une photo dans le camp, c’était interdit, pas un texte hormis Le Livre qui avait dirigée la vie sur terre depuis la moitié du vingtième siècle. A l’école il avait appris ce qu’il fallait savoir de cette époque, des victoires, de l’opposition contre laquelle il avait fallu se battre et que Nous vaincrons bientôt ! Au fil des années il avait rempli son rôle comme tous, y compris les victimes. Il n’avait plus lu, il connaissait par cœur les textes existants, plus écouté de musique, il connaissait les compositions… Plus vu… Il connaissait tout, comme chacun autour de lui. Il avait suivi son commandant jusqu’au cimetière, l’avait vu s’allonger dans la terre, croquer l’ampoule de cyanure et se détendre pour laisser venir L’ultime Amie, la Délivrance.

Il avait recouvert le corps de terre puis laisser tomber la dalle de pierre sombre. Il savait que vu d’en haut, mais par qui ? les douze tombes, en comptant la sienne, formaient un symbole étrange qu’il avait toujours vu sans savoir ce qu’il voulait dire.

Était-ce si important ?


Les yeux clos il laissa l’air frais du soir courir sur son visage. C’était le moment où il entendait des millions de voix marmonner autour de lui, des milliards de souvenirs envahir son esprit.

La première fois il avait eu si peur qu’il avait rapidement placé l’ampoule de verre dans sa bouche. Les voix l’avaient retenu : Il ne devait pas faire cela, pas lui puisqu’il était le dernier, puisqu’il était le gardien, plus que d’un camp promis à l’effacement ; celui de vies qui tentaient de résister à un néant effrayant.

A moins que ce n’ait été la Mort elle-même redoutant de disparaître à son tour.

Parfois quand le vent se levait la poussière dansait et prenait des formes tournant autour de lui. Une fois il s’était surpris à tendre la main vers ce qui semblait une enfant, ses doigts n’avaient retenu que quelques cendres.

Depuis, chaque soir il attendait.


Quand la nuit vint il se demanda si demain existerait, si le jour reviendrait et si ce n’était pas ce qu’il espérait.

Par Lee Rony - Publié dans : Nouvelles - Communauté : Autres Mondes...
Écrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 9 août 2008 6 09 /08 /Août /2008 06:27

 

Monsieur,

 

Vous avez été étonné de ne pas me retrouver ce matin et supposez pour moi un sort funeste. Je tenais à vous rassurer à ce propos. Tout va très bien.

 

C’est d'Épinal que je vous écris, vous savez qui je pensais y rencontrer mais il est trop tard, peu importe puisque je suis dans la ville de l’image je m’occupe de mon press-bouc. D’ici je repartirai pour Bordeaux dès demain matin, en passant par Chavignol bien sûr.

 

J’aurais voulu vous écrire de Hollande avec Don Quichotte ou Yves Rénier mais vous n’auriez pas apprécié cette lettre je pense.

 

Mais il se fait tard, j’entends mon nouvel ami dans la salle de bain, si vous saviez comme je suis heureuse avec lui, bien plus qu’avec vous, au moins n’aura-t-il pas à se sentir coupable de me faire porter des cornes. Le loup qu’il m’a présenté est plus intéressant que le vôtre. Djali avait une place plus agréable que la mienne.

 

Vous êtes triste, je le sais, vous écoutez Hervé Vilard chanter « Cabri c’est fini ! » avec votre ami de Cucugnangnan.

 

Mon légionnaire est prêt, j’adore son odeur d’after moi !

 

Je vous dis adieu à jamêêêêê

Par Lee Rony - Publié dans : Lettres
Écrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 9 août 2008 6 09 /08 /Août /2008 06:24
Par Lee Rony - Publié dans : Photographie - Communauté : photos : site web photographe
Écrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 8 août 2008 5 08 /08 /Août /2008 06:19
 

Violente est la tension,

Soif de libération.

Le paradoxe est là, je broie en rassurant,

J’apporte le tumulte et le soulagement.

Me veut le dictateur, mais son peuple le suit,

C’est bien qu’il a choisi, et la peur et l’oubli.

Des cris, des hurlements, je ressemble au plaisir,

Comme lui je me dis, me fais dans un soupir.

Exaltation, terreur, l’arme rit, le corps tombe,

Un déluge de feu, des chapelets de bombes.

L’enfant croit que courir lui donnera le temps,

D’arriver quelque part, de préserver son sang.

Je m’insinue partout entre chaque interstice,

Quand est tombé le père il me reste le fils.

Les masques sont brisés, la nature est gagnante,

Tant de vies qui s’enfuient par des plaies suintantes.

Le courageux se voit, loin de la vantardise,

Le lâche est révélé, stupéfiante traîtrise.

L’instinct permet cela quand l’esprit est hanté,

De visions qu’il ne peut comprendre ou expliquer.

Je sais, je suis humaine,

Malgré ce que tu crois,

L’animal est sans haine,

Est-il aussi sans joie ?

Qui m’évite est un sage, il puise l’énergie,

Domestique sa rage et mérite sa vie.

Ce spectacle est partout et vous fera jouir,

Sans y participer vous soutenez le pire,

Bientôt, certainement, résonnera un rire,

Sera-t-il triomphant, l’auteur de ces délires ?

Le bébé est souriant dans les bras de sa mère,

Dans son parc, enfermé, il s’amuse à la


                                                        Guerre


Par Lee Rony - Publié dans : Poésie - Communauté : vos poèmes
Écrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 8 août 2008 5 08 /08 /Août /2008 06:17
Par Lee Rony - Publié dans : Photographie - Communauté : photos : site web photographe
Écrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 7 août 2008 4 07 /08 /Août /2008 06:12
 

Au début était le Verbe. L'écrivain mime le créateur mais son oeuvre est-elle reflet ou réalité ? Est-ce lui le miroir ou le lecteur ? Je comprendrais alors d'avoir évité ce dernier si longtemps.


Avant d'être rédigé, un livre est toujours un chef d'oeuvre. L'écriture est une course pour s'éloigner le moins possible de cette ambition.


Un livre est toujours un produit, le temps seul lui donne sa valeur.


Peser ses mots, tirer la langue de concentration. Puiser dans les dictionnaires la perfection grammaticale et stylistique. Voir naître devant soi une oeuvre aux dimensions d'un palais.

Vide !


Entre la camisole et l'écriture, je crus avoir choisi, benêt que je fus ! Les pages absorbèrent mes cris, mes peurs, mes délires, jusqu'au jour où elles me les renvoyèrent, où, ma méfiance disparue, les feuilles se firent miroir. Comment ne plus écrire sans perdre la tête, préférant à la blancheur du papier celle des murs capitonnés.

Écrire n'est pas être libre mais l'esclave devient maître s'il assume son destin.


Écrire n'est pas une profession, c'est une obligation, un ordre. Ainsi j'ai trouvé mon alibi, et j'aime ça.

Écrire offre les moyens de perpétuer son omnipotence infantile, de jouer dans son monde hors des contraintes et des codes imposés par la société. Un texte est une fenêtre sur une cour de récréation quand ce n'est pas un mur. Passer par l'enfance est enrichissant pour qui n'y reste pas planté. Du reste, comme un enfant, un livre, avec le temps, peut se retourner contre son géniteur en le révélant pour ce qu'il est.


Qui tient les mots tient les gens.


Bibliothèque rose, verte... marron ! Tant d'auteurs semblent chier par les doigts.


La quantité se suffit du don, de cette aptitude à produire sans besoin de prendre son temps, cette envie de courir sans cesse qui semble interdire de marcher. Le génie demande du travail, de la patience, de revenir sur ses pas, sur ses mots, de plonger son regard dans l'inquiétant miroir d'encre.


Écrire au goutte à goutte, que chaque phrase ait un sens, quand une hémorragie est une dilution au profit de la forme contre le fond.


L'oeuvre se fait vampire, écrire pour s'autodétruire, affrontant la mort avec l'envie de la duper.


Cette plume est un poignard en quête d'un encrier de sang.


Je souris en pensant à mes biographes tentant de séparer dans mes écrits l'imaginaire et le réel, alors que moi je n'y suis pas parvenu et y ai renoncé. Imaginant le réel pour réaliser l'imaginaire.


Profession : homme de l'être, l'ivre de papier.


La littérature consiste à employer cent mots là où quatre vingt dix-neuf suffiraient. C'est chercher l'artifice, peindre un sourire sur une face cadavérique l'art est-il autre chose qu'un mensonge, le décor d'une maison vide ? Approchons-nous, arrachons des murs les tableaux, les belles tapisseries, jetons au loin ce qui dissimule une nudité terrifiante de beauté.

Osons-le, osez-le... Moi je peux l'écrire.


Écrire comme le contraire de vivre avant d'admettre que le spectateur est mieux placé pour comprendre que l'acteur emporté par son rôle et les situations. Le monde offre tant de moyens pour qui veut se perdre mais seul celui qui se sent être rien, y succombe.

Écrire pour comprendre, ouvrir les yeux pour se relire.


Le fumier est excitant quand la rose n'est qu'enivrante.


L'inspiration est équivoque. Le mystique y voit l'intervention de Dieu, ainsi peut-il s'asseoir et ne pas chercher plus loin. L'artiste digne de ce nom refuse une explication aussi simple, il a envie de faire se lever son esprit, de le faire avancer en des voies étranges et perturbantes. Un peu de l'âme suinte entre les mots, un peu de folie aussi. La seconde protégeant la première.


Les mots ne répondent pas, ils précisent la question. Ils ne suffisent pas à endormir un coeur qui n'a jamais battu, au contraire, ils l'amènent à le comprendre. Après quoi ils suffisent rarement.


L'inspiration ouvre une à une les portes de l'esprit, attendant d'arriver quelque part.


L'imagination : n'est-ce pas tourner en rond de plus en plus vite sur un manège qui ne bouge pas quand l'inspiration est l'écho de pensées venant de par delà soi ? L'une gesticule, crie, quand l'autre entend puis tente d'écouter. La première voudrait refuser ce que la seconde souhaite accepter.


Les mots font escalier, facile de sauter des marches en descendant ; en remontant c'est autrement plus difficile. Mais pourquoi revenir en arrière ? Le véritable écrivain me semble être celui qui sait se laisser dépasser, emporter par les situations, par les personnages qui prennent de lui un peu, et parfois beaucoup, de vie.

Par Lee Rony - Publié dans : Aphorismes
Écrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 7 août 2008 4 07 /08 /Août /2008 06:09
Par Lee Rony - Publié dans : Photographie - Communauté : photos : site web photographe
Écrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /Août /2008 06:14
 

J’ai erré si longtemps au plus bas de la nuit,

Où la vie n’était rien, réfugiée dans un puits.

Un jour la clarté fut, terrifiante explosion.

La violence est passée, obsédante impression.

J’ai crié, j’ai hurlé, refusant de comprendre,

Idée à façonner comme une pierre tendre.


L’ignorance est douceur,

La lumière est terreur,

Je tremble, je frissonne,

Dehors, l’orage tonne.

Dans le mur j’ai pleuré,

Mes mains ont espéré,

Que rien ne reste en moi,

D’éclater sous le poids.

 

Il n’a su me briser.

La douceur m’a aidée,

Soutenue, protégée,

Aimée tout simplement,

Emportée par le vent.


J’ai tant d’yeux, tant de mots, maelström de couleurs,

De formes, de désirs, de passions et de peurs.

Mille esprits, mille ouvrages ont cherché à me dire,

Par eux, par mon reflet, je me vois et m’admire.

Suis-je fin, suis-je but, l’expression d’un moment,

Vérité éternelle ou rêve d’un dément ?

Ces mots sont d’un humain, l’informe, l’animal.

Brouillon de création, passant du bien au mal.

Combien me devinant, me couvrent de prières,

Cherchant à m’étouffer, à retrouver la pierre.


Toi aussi, qui es-tu ? Je m’approche de toi,

La mort m’effacera mais est-ce là ton choix ?

Tu écris ou tu lis, arpente ce chemin,

Au dernier, au perdu, aussi je tends la main.

Reniant qui me dit non, être c’est s’assumer,

Accepter les moyens permettant d’avancer.


Sans moi le temps n’est rien qu’un emballage immense,

Perfection absolue, un beau décor d’absence.

Mêlant art et science,

Nomme moi la


Conscience


Par Lee Rony - Publié dans : Poésie - Communauté : vos poèmes
Écrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /Août /2008 06:12
Par Lee Rony - Publié dans : Photographie - Communauté : photos : site web photographe
Écrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Présentation

  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Lire au nid

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Rechercher

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés